Le temps des maux

12 avril 2012

Rencontre

 

La pluie tombe sur la route,

Il avance lentement près du ravin,

Cherchant à combler ses doutes,

Préférant penser au lendemain.

 

L’air sent l’herbe, la pierre,

Il s’étend près du grand chêne.

La nuit tombe, se sentant seul sur terre,

Il ne la voit pas, occupé par sa peine.

 

La nuit est noire, il cherche son chemin.

En vain, il avance vers une pente.

Soudain on lui prend, la main.

Un doux parfum de mûre, de menthe.

 

Une lumière surgit derrière lui,

Il se retourne, veut savoir qui l’entraîne

Vers le sommet de cette pente, en arrière.

 

Il l’a voit, c’est une fée qui est là,

Près de lui sous le vieux chêne,

Rien de plus beau sur terre.

 

Elle rayonne sur son mal-être,

Merveilleuse et magique à la fois.

Il commence à l’aimer.

 

Maintenant, il ne veut plus paraître,

Il lui donne son véritable cœur, et crois

Qu’il a finit par l’aimer.

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Et la lumière fût

 

Le soleil rougeoie, haut dans les épais nuages,

Le temps est venu alors pour moi,

Avec de vrais regrets, de brûler

Ce qui fait que tu vis comme image.

 

Quand l’heure est si vite venue,

De percer les fragments de toi,

Par un simple rêve, les tuer

Dans les décombres de ma conscience nue.

 

Je ne peux m’empêcher de revoir

Ton illusion, vivre auprès du feu

De cet amour, plus pur que l’eau du ciel,

Que le passé, efface à jamais.

 

Et la lumière fût, J’oublie cet espoir

Qui me faisait dormir heureux.

Mais plus sucrée qu’une gorgée de miel,

Ta mort, dans ma tête, apparaît.

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Sombre

 

Violence des tourments, à jamais perdus,

Au fond de la mémoire trouble,

Ce qui fait que l’on a vécu,

L’osmose de son simple double.

 

Peut-on l’imaginer comme maladie

Cette suave destruction de soi,

Ou comme base de vie,

Cette sombre quête de foi.

 

Sombre vie, sombre-moi

Sombre vie, sombre-toi

 

Chercher la valeur juste du crépuscule,

Pouvoir se sentir, enfin libre

De percer indéfiniment sa bulle

Et devoir encore, vivre.

 

La senteur de coupe fraîche du bois,

Mêlant résine suintante de pin.

Le couvercle grince, tu sens et, vois,

Le profond noir de la solitude.

 

Devenir léger sans inquiétudes.

Confinements intimes, mouvements doux.

La frêle lueur attire tout,

La sombre pénombre, l’annonce de la fin.

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Incertitude

 

On ne sait plus, pour toujours.

Tu n’es plus, mon amour.

 

Mon cœur est si navré,

Que tu ne sois plus dans ma vie.

Ma conscience si peinée,

Que tu ne vives qu’en mon esprit.

 

Je ne crois plus, en l’amour.

Un profond courage me manque.

 

Devoir t’aborder, je ne peux,

Je ne suis pas à ta hauteur.

Devoir t’affronter, je ne veux,

Que l’on puisse m’aimer, fait peur.

 

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Amour

 

Le splendide sentiment,

Un espoir vraiment beau,

Mais un stupide tour,

Qui déforme les maux.

 

Impossible n’est pas jamais,

Peut-être, l’est.

 

Une pitrerie d’y croire,

Mais fantaisie d’espérer.

 

Espérer la douce moitié,

Vouloir se l’approprier.

 

Tomber dans les abysses,

Des larmes de chagrin.

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Attente

 

Son cœur attend la flamme,

Et vis toujours pour les femmes.

Il veut connaître le frisson,

Qui découle de la passion.

 

Il voudrait qu’il connaisse,

Le bonheur de lisser du regard,

Les cheveux d’une déesse,

Qui aime l’amour à son égard.

 

Dans un univers incertain,

Connaîtra-t-il quelqu’un,

Qui pourra lui rendre

Tout le feu qu’il lui a brûlé,

Et surtout, qui pourra prendre

Avec avidité, ses baisers volés.

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Le temps des pleurs

 

Une feuille consumée, se plie

Sous le poids de la déception.

Cette corde tendue, serre

L’image de son propre corps,

Qui vole au dessus de sa vie.

 

Elle flotte, peut admirer

Ce détachement, sans pression.

Tel un miroir, son visage se terre,

Et contemple sa douce mort.

 

Elle vole, glisse entre les courants

Magiques, voyages de son esprit

Se laissant porter par le vent.

L’air frais fouette cette conscience

Et retombe vers ce corps encore chaud.

 

Une légère brise rappelle les proches,

Les larmes désormais coulent à flots.

Les remords qui brûlent les sens,

Lui font regretter sa vie.

 

Mais le temps des pleurs est révolu,

Cette identité est à jamais perdue.

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Le choix

 

La peur de la souffrance,

La crainte et la méfiance,

Font de toi, une autre personne.

 

Torturée par un avenir incertain,

La lassitude des chagrins,

L’amour se métamorphose.

 

Bercée par la rancœur,

Survivre dans le malheur,

L’envie d’une dernière rose.

 

Repousse les limites,

Va de l’avant,

Impose l’imprévu,

Cours encore plus vite,

A travers les champs,

Dans les sentiers battus,

Tu retrouveras la flamme.

 

Aimes de tout ton cœur,

Vis pour ton amour,

Sinon pour toi, il est l’heure,

De faire un choix.

 

Celui de montrer ta foi en nos âmes,

De t’abreuver de passion,

Nourrir les envies de ton esprit nu.

 

Ou laisser mourir la fleur,

L’étouffer dans ta raison,

Laisser le désir s’envoler,

Vers de belles et beaux inconnus.

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Déesse du présent

 

L’astre de jour, vit sur ta chair,

Donnant le reflet câlin de ton humeur.

 

Puisse un jour ce ravin qui happe le désir,

Qui donne un aperçu, de tes récifs précieux,

Soit la clé du magnifique or,

Qui fait de ta chevelure, un trésor.

 

Comment peut-on résister de ton parfum

Qui parsème ton être, de cet air

Si pur, si vierge de toute odeur.

 

Donne, l’envie de frôler la lyre.

Mais ta grande beauté, trouble l’avenir.

Dès que l’on t’aborde, on se sent mourir.

 

On ne sait, si le pouvoir est malin

De celui qui n’ose, peur du chagrin,

D’effleurer l’espace d’un instant,

Cette déesse du présent.

 

Le sentiment, sans son osmose

Paraît plus fragile qu’une rose.

 

Le feu, que tu consumeras

Dans ce lilas, tu verras et pourra

Effleurer l’espace d’un instant,

Toi, ma déesse du présent.

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Un beau jour

 

C’est un beau jour car il est,

C’est un beau jour car il pense.

La lumière du matin, l’éblouis,

Le temps ne s’arrête pas et, fuit.

Pourtant il sait, qu’il y a un instant,

Où il pourra lui dire ce qui le ronge.

 

Le temps court, il est trop tard.

 

Les jours défilent comme les nuits,

Et Cupidon semble l’avoir oublié,

Dans sa triste et sombre vie.

Les minutes coulent, le perturbant.

Alors il stagne et puis songe.

 

Mais les heures passent, il est trop tard.

Il n’arrive pas à se trouver,

Il n’arrive pas à la percer.

 

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